Objet d'étude : la Poésie    
Cadre Lecture Cursive Paul Verlaine : Romances sans Paroles
Activité Lecture analytique d'un poème Ariettes Oubliées, I : "C'est l'extase langoureuse"
Objectif spécifique Préparation à l'épreuve orale  

 

Question : Quelle signification donnez-vous à l'anaphore de "C'est" ?
 

I

Le vent dans la plaine

Suspend son haleine.

(Favart)

 

C'est l'extase langoureuse,

C'est la fatigue amoureuse,

C'est tous les frissons des bois

Parmi l'étreinte des brises,

C'est, vers les ramures grises,

Le choeur des petites voix. 

 

O le frêle et frais murmure!

Cela gazouille et susurre,

Cela ressemble au cri doux

Que l'herbe agitée expire...

Tu dirais, sous l'eau qui vire,

Le roulis sourd des cailloux.

 

Cette âme qui se lamente

En cette plainte dormante

C'est la nôtre, n'est-ce pas?

La mienne, dis, et la tienne,

Dont s'exhale l'humble antienne

Par ce tiède soir, tout bas?

Problématique :

Cette première pièce du recueil n'a pas de titre. Lors de sa première parution, dans La Renaissance littéraire et artistique, en mai 1872, le titre du poème était "Romance sans paroles".
L'épigraphe est empruntée à la comédie de Favart "Ninette à la cour ou le Caprice amoureux", représentée pour la première fois en mars 1756. Rimbaud appréciait Favart et Verlaine possédait un exemplaire du texte de la pièce.

La répétition de "C'est", repris par "Cela" dans la deuxième strophe, suggère la tentative, par le poète, d'une définition, d'une analyse par approches, approximations successives.

Mais analyse de quoi? La fin du poème le dit-elle?

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